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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 22:04
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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 20:36

par Bernard Tornare

6 Novembre 2013, 18:36

Venezuela, le 8 décembre 2013

A l'approche des élections du 8 décembre, l'opposition vénézuélienne soutenue et financée par des "éléments extérieurs" utilise tous les moyens pour déstabiliser le pays.

Ces derniers mois, le gouvernement vénézuélien, dirigé par le président Nicolas Maduro, a signalé de nombreux cas de sabotage du système électrique du pays, accompagné d'une campagne soutenue pour saper l'économie de la nation. La majorité des médias à l'échelle internationale, ainsi que par les médias privés du Venezuela, se sont moqués des graves allégations du président vénézuélien. Ils ont plutôt tenté de mettre sur le dos du gouvernement tout ces dommages causé au pays.

Cependant, un document* interne de trois organisations, en Colombie et aux États-Unis, révèle un plan particulièrement vicieux contre l'Etat vénézuélien afin de provoquer de la violence dans le but de justifier une intervention internationale avant les élections communales du 8 décembre. Les auteurs de ce texte proposent de "créer la crise dans les rues pour faciliter l'intervention des forces américaines et de l'OTAN, avec le soutien du gouvernement de la Colombie".

Ces derniers mois, le Venezuela a connu des problèmes de pénuries de produits de base tels que le papier hygiénique, le sucre, le lait, l'huile, le beurre et la farine entre autres. Les autorités vénézuéliennes ont saisi des tonnes de ces produits dans les magasins appartenant à des hommes d'affaires liés à l'opposition. Ils ont également saisi de grandes quantités de ces produits à la frontière avec la Colombie, où ils sont vendus en contrebande.

Après l'échec du coup d'Etat contre Hugo Chavez en 2002 qui avait été organisé et soutenu par le gouvernement américain, il y a eu de nombreuses tentatives pour le renverser à travers le sabotage économique, les tentatives d'assassinat, la guerre psychologique, le financement extérieur aux forces d'opposition et de la tentative d'isoler le pays sur le plan international qui a finalement échoué.

L'une des faces visibles des tentatives de déstabilisation du gouvernement Chavez est l'ancien président de la Colombie, Alvaro Uribe. L'ex-président colombien a terminé sa présidence en 2010 en appelant à une intervention internationale au Venezuela avec l'intention d'éliminer le président Chavez et sa révolution bolivarienne. Uribe a passé des années à diffamer le président Chavez et son gouvernement et à renforcer des liens avec les secteurs anti-Chavez à l'intérieur et à l'extérieur du Venezuela. La mort du président Chavez en mars 2013 n'a pas empêché Uribe de poursuivre son action contre la souveraineté du Venezuela.

Le Venezuela est l'objet d'attaques, comme elle l'a été pendant ces 14 dernières années, depuis le début de la révolution bolivarienne et du sauvetage de la souveraineté, de l'indépendance et de la dignité du pays. N'oublions pas que le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole au monde.

Les intérêts puissants qui veulent contrôler ces riches ressources ne s'arrêteront pas de sitôt.


Bernard Tornare


* Ce document , intitulé "Plan Estratégico Venezolano" (Plan stratégique du Venezuela), a été préparé par la "Fundación Internacionalismo Democrático" de l'ancien président colombien Alvaro Uribe, ainsi qu'avec la "First Thought Foundation Center" et la" US-Colombie consultants FTI Consulting". Il a été rédigé le 13 Juin 2013, lors d'une réunion entre les représentants de ces trois organisations et des dirigeants de l'opposition vénézuélienne comme Maria Corina Machado, Julio Borges et Ramón Guillermo Avelado. Ils étaient accompagnés par l'expert en guerre psychologique JJ Rendon et le chargé de l' "Agencia Internacional de Desarrollo de Estados Unidos" (USAID) pour l'Amérique latine, Mark Feierstein.

Ce billet est inspiré par l'article: Conozca "El plan de desestabilización contra Venezuela" preparado por la Fundación de Uribe (la Iguana tv)

URL de cet article :

http://b-tornare.overblog.com/2013/11/venezuela-le-8-d%C3%A9cembre-2013.html

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 12:20

2 novembre 2013

 

« Il y a exactement 8 ans, l’UNESCO a déclaré que l’illettrisme avait été éradiqué au Venezuela, grâce à la volonté d’Hugo Chavez et de Fidel Castro », a rappelé lundi la présidente de la Fondation Mission Robinson, Marisol Calzadilla.

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a affirmé sur le réseau social Twitter que seule la révolution du leader Hugo Chavez avait pu libérer le Venezuela de l’analphabétisme.

Le 28 octobre 2005, l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, les Sciences et la Culture) a déclaré le Venezuela en tant que nation affranchie de l’illettrisme après une campagne qui alphabétisa environ 1 486 000 personnes avec la méthode cubaine « Oui, je peux » .

JPEG - 21.9 ko
Au Venezuela étaient alphabétisés environ 1 million 486 000 personnes grâce à la méthode cubaine "Oui, je peux".

Selon Calzadilla, le recrutement de la Mission est quotidien et quelques 25 000 d’éducateurs continuent, disséminés dans tout le pays, le travail d’enseignement.

« Nous continuons la tâche en convainquant, en attirant, en cherchant ces personnes (analphabètes) jusque sous les pierres », a-t-elle assuré.
De même, elle a expliqué que le programme s’est diversifié : la Mission Robinson 1 pour apprendre à lier et à écrire, la 2 pour continuer les études jusqu’au sixième degré, et la 3, appelée cercle d’études, pour créer l’habitude de lire et favoriser la formation sur divers thèmes.

« Le Venezuela, accompagné par Cuba, a réussi à soutenir (de plus) les pays frères de Bolivie et du Nicaragua pour qu’ils soient déclarés territoires libérés de l’analphabétisme », a ajouté Calzadilla, faisant allusion à la Mission Robinson Internationale, présentée en 2006.
Ce lundi, a été également commémoré le 244° anniversaire de la naissance de Simon Rodriguez (1769-1854) qui fut le mentor du grand homme indépendantiste Simon Bolivar.

(PL), « Granma », Caracas – le 29 octobre.
Traduction : Françoise Lopez

* http://cubasifranceprovence.over-blog.com/2013/10/l-alphabetisation-au...
URL de cet article 23121
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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 17:05
28 octobre 2013

On en parle depuis longtemps et cela fait même un petit temps qu’elle est annoncée mais on y serait, donc. Cuba met un terme à son système de double monnaie. En fait, cette réforme faisait partie du package de réformes économiques déployées depuis fin 2010.
Explications de Marc Vandepitte, observateur de Cuba.

Depuis les années nonante, Cuba est en fait le seul pays au monde à utiliser deux monnaies (internes). L’introduction de cette deuxième devise trouve son origine dans un contexte économique des plus dramatiques, conséquence directe de la chute de l’Union Soviétique et du renforcement de l’embargo mis en place par les USA. L’introduction de cette deuxième devise était alors nécessaire afin de préserver le pouvoir d’achat et d’éviter un bain de sang social. En outre, elle était également utile, d’un côté, afin de pouvoir protéger le taux de change de leur propre monnaie tout en contrôlant mieux, de l’autre côté, les devises étrangères qui circulaient dans le pays, essentiellement avec le tourisme et l’envoi de fonds de cubains de l’étranger.

La première monnaie, le peso, est alors utilisé pour le paiement de la plupart des salaires et est la monnaie des biens produits localement. L’autre monnaie, appelée peso convertible ou CUC, est le moyen de paiement des touristes, est utilisée pour les transactions internationales mais également dans les super-marchés possédant des denrées importées ou encore dans les meilleurs restaurants.

Cuba a toujours été une société très égalitaire et l’introduction de cette deuxième devise avait ouvert une brèche sociale. L’existence de ce double système provoquait dans ce sens pas mal de ressentiment. D’un point de vue économique, une deuxième monnaie est également peu avantageuse. Cela complexifie la comptabilité, rend plus difficile une estimation correcte de la rentabilité réelle des entreprises et affecte le commerce international.

Lors du sixième congrès du Parti Communiste Cubain en 2011, furent votées toute une série de directives afin d’actualiser et d’affiner le modèle économique. Une de ces directives était justement la suppression de ce système à deux monnaies. Plusieurs conditions y étaient assorties. Premièrement, la productivité des travailleurs devait avoir suffisamment augmenté et des mécanismes efficaces - lisez des impôts - avoir été mis en place afin de répartir la richesse. La suppression est donc un processus bien préparé et par étapes et non quelque chose qui tomberait du ciel.

Entre temps, les conditions sont apparemment remplies. Dans une première phase, la suppression progressive va prendre place dans les entreprises. En fonction de l’évaluation qui sera fait de cette première phase, on procèdera ensuite à l’élargissement de la mesure à l’économie entière. Aucune ligne du temps n’a encore été établie, mais cela devrait durer environ six mois. Il semble que ce soit le CUC qui soit éliminé et que l’on ne travaille donc plus qu’avec le peso.

Plusieurs expériences ont en fait déjà été réalisées dans ce sens lors des derniers mois. Ainsi, quelques impôts sur le salaire payé en CUC ont déjà été perçus en pesos. Dans les magasins Caracol, où il était auparavant obligatoire de payer en CUC, on peut déjà payer en peso via sa carte de crédit depuis l’année passée. En outre, dans certaines entreprises cela fait déjà quelques années que l’on s’est écarté du taux de change officiel et que l’on a adopté un taux de change intermédiaire, se rapprochant plus de celui – supposé - d’une monnaie unique.

La suppression progressive de la double monnaie sera probablement couplée à une dévaluation du CUC (sur-évalué) et sans doute à une réévaluation du peso.

Aujourd’hui : 25 peso = 1 CUC = 1 dollar

Imaginons, par exemple, une réévaluation du peso de 20% et une dévaluation du CUC de même amplitude. Alors on aurait la situation suivante : 17 peso = 1 CUC = 0,8 dollar (17 peso = 1 dollar)

En refaisant le même exercice une deuxième fois, cela donne alors : 11 peso = 1 CUC = 0,7 dollar (15 peso = 1 dollar)

Et ainsi de suite.

A la fin, l’écart entre les deux devises devient suffisamment petit pour pouvoir en supprimer une.

En 2005 avait déjà eu lieu une réévaluation du peso, mais elle n’était pas définitive. Pour qu’une telle réévaluation le soit, il faut que la base économique du pays devienne plus solide, et que la demande externe en biens et services cubains augmente. Le tourisme, l’exportation de nickel ainsi que les dizaines de milliers de médecins qui offrent leurs services à travers la planète sont dans ce cadre des atouts de choix. A côté de cela, les bonnes relations économiques avec le Venezuela, le Brésil, la Chine et d’autres pays en développement ont également participé au renforcement économique de l’île ces dernières années.

La suppression de la deuxième monnaie aura aussi des répercussions importantes sur la société cubaine. Cela réduit l’écart entre les cubains qui ont accès au dollar - ou à d’autres devises étrangères - et ceux qui doivent faire sans. Il s’agit ici d’une répartition cruciale de la richesse à l’avantage des couches les moins aisées de la population. Cela réduira le phénomène de “chasse aux dollars”, souvent liée à la corruption. En outre, cela aura aussi un rôle à jouer dans le renforcement de branches comme l’enseignement ou les soins de santé, actuellement délaissées au profit du secteur touristique ou de départs vers l’étranger.

Une chose est en tout cas certaine. Aussi bien sur le plan social qu’économique, il s’agit ici d’une opération délicate et risquée. Mais la révolution cubaine n’en est pas à son coup d’essai et à démontrer sa capacité d’adaptation plus d’une fois par le passé. En effet, le pays subit – et résiste – au plus long blocus économique de l’histoire mondiale. Par deux fois en trente ans -une première fois en ’59 et une seconde en ’89 - Cuba a en effet dû trouvé de nouveaux partenaires commerciaux. Ainsi, au début des années nonante, les cubains perdent 80% de leurs partenaires commerciaux tandis qu’ils voyaient leur PIB chuter à 35%. Tout cela en quelques mois.

Pour se donner une idée, on parle d’une crise encore plus forte que celle que connaissent actuellement les pays du sud de l’Europe. La difficulté supplémentaire étant qu’ils devaient pouvoir sortir de cette crise sans aucune aide extérieure… et alors que le blocus économique étasunien continuait de les asphyxier. Cuba a donc déjà prouvé par le passé qu’ils n’étaient pas les derniers de la classe en matière de gestion économique. Cette réforme monétaire s’inscrit, sans aucun doute, directement dans cette lignée.

Marc Vandepitte

Marc Vandepitte est l’auteur, entres autres, d’une étude sur les réformes économiques à Cuba dans les années nonante : “Le pari de Fidel” (De gok van Fidel, Epo 1998).

traduction : Bruno Stas

SOURCES

Nota Oficial
Reforma monetaria a la vista : ¿Adiós al peso cubano ?
Reformas bancarias y el sistema monetario en Cuba
Naar het einde van de Speciale Periode op Cuba ?
De economische hervormingen en de verdeling van de rijkdom 

URL de cet article 23075
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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 18:44

La Havane. 18 Octobre 2013

 

Le journaliste et créateur du site spécialisé dans la fuite d’informations WikiLeaks, Julian Assange, a révélé que la quasi-totalité des communications depuis l’Amérique latine passe par les États-Unis, et que ce pays utilise l’espionnage pour consolider son influence sur le monde.

« 98 % des télécommunications depuis l’Amérique latine vers le reste du monde, y compris les textos, les appels téléphoniques, les courriers électroniques, etc., passent par les États-Unis », a déclaré Julian Assange lors d’une interview réalisée par Russia Today, depuis l’ambassade d’Équateur à Londres, où il est réfugié.

L’objectif de Washington est « d’obtenir des informations sur l’état de l’Amérique latine, sur la destination des transferts économiques et sur les activités des présidents et autres personnalités importantes », a ajouté le militant australien.

Selon Julian Assange, cet espionnage « permet aux États-Unis de prévoir, d’une certaine manière, le comportement des présidents et des intérêts latino-américains, et d’exercer du chantage sur n’importe quelle personnalité en vue ».

Julian Assange a expliqué que « les États-Unis ont mené une campagne agressive pour empêcher l’échange économique à travers la mise sur écoute et le contrôle de Swift, Visa, MasterCard, ou de l’argent envoyé vers l’Amérique latine à travers la Banque d’Amérique ».

« Les États-Unis s’approprient les échanges économiques et les télécommunications, et ce qui reste, c’est un certain contrôle du pouvoir physique de l’État », a-t-il signalé.

Concernant l’ancien employé de la CIA, Edward Snowden, réfugié en Russie après avoir révélé un programme d’espionnage massif mis en place par les services secrets de son pays, Julian Assange a indiqué que WikiLeaks a été impliqué, de manière formelle et informelle, dans les demandes d’asile de Snowden dans environ 20 pays.

« Dans certains cas, parce que nous estimions qu’il y avait une possibilité réelle avec ces pays, et dans d’autres, parce que nous voulions que le public constate le rejet de la demande d’asile afin de provoquer un débat public, et d’avoir des témoins sur le comportement de certains gouvernements », a-t-il ajouté.

Le créateur de WikiLeaks a rappelé que le Venezuela, la Bolivie et l’Équateur ont été les pays d’Amérique latine qui ont proposé d’accorder l’asile à Snowden. L’ancien analyste a également révélé que la CIA aurait espionné plusieurs présidents d’Amérique latine, dont la brésilienne Dilma Roussef, qui a ajourné une visite d’État à Washington, prévue le 23 octobre.

Selon les informations de Snowden, le président mexicain Enrique Peña Nieto, a lui aussi été victime d’espionnage. (EFE)

 

URL de cet article :
 
http://www.granma.cu/frances/notre-amerique/18oct-Julian%20Assange.html

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 19:19

15/10/2013

cubaenfants1.jpgQuand en l'an 2 000, l'ONU se traça des objectifs pour engager les dirigeants mondiaux à lutter pour un monde meilleur, un petit archipel des Caraïbes était déjà avantagé en la matière, grâce à une Révolution qui, depuis le 1° janvier 1959 a eu comme drapeau produire le développement social.

Le fait que Cuba soit soumise depuis plus de 5 décennies à une politique hostile comme le blocus économique, financier et commercial imposé par la plus grande puissance de la planète, n'a pas été un obstacle pour impulser des politiques d'inclusion sociale dont le centre a toujours été l'être humain.

La campagne anti-cubaine est tellement énorme que certains voient avec incrédulité le fait que la Plus Grande des Antilles fait partie des pays qui ont atteint la majorité de ce qu'on appelle les Objectifs de Développement du Millénaire (ODM) dont l'ONU attendait l'accomplissement pour 2015.

Ce qui pourrait être qualifié d'utopie par certains a toujours été une réalité pour les Cubains. Les propositions des 8 ODM :

  1. Eradiquer la pauvreté extrême et la faim

  2. Atteindre l'enseignement primaire universel

  3. Promouvoir l'égalité entre les sexes et l'autonomie de la femme

  4. Réduire la mortalité infantile,

  5. Améliorer la santé des mères

  6. Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d'autres maladies

  7. Garantir la soutenabilité du milieu ambiant

  8. Susciter une association mondiale pour le développement

mettent en évidence que ceux-ci sont des emblèmes des conquêtes que nous avons faites pendant 54 ans.

Cuba est un des pays signataires de la Déclaration du Millénaire et à seulement 2 ans de la date fixée par l'ONU, elle a accompli plusieurs ODM complètement, selon le plus récent Rapport National sur l'accomplissement des Objectifs dans le pays.

A son tour, le rapport présenté par Cuba le 1° mai comme faisant partie de l'Examen Périodique Universel (EPU) du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies indique que l'archipel se situe parmi les 50 nations qui ont la plus forte proportion de personnes âgées de 60 ans ou plus (un peu plus de 18%), comme résultat de la politique de développement social et des Droits de l'Homme dont jouissent ses citoyens, avec une espérance de vie de 77,97 ans en moyenne.

Le rapport signale qu'en 2012, le taux de mortalité infantile a été de 4,6 pour 1 000 naissances vivantes, le plus bas en Amérique Latine et la mortalité maternelle de 21,5 pour 1 00 000, parmi les plus bas au niveau international. Dans le texte, on souligne que le pays a approfondi la recherche de vaccins pour le virus du choléra, de la dengue et du VIH. Ainsi, il indique que ces dernières années, le programme national contre le SIDA a obtenu de nombreux succès, la mortalité et les diagnostics tardifs ont diminué, la survie des personnes sous traitement a augmenté et la transmission de la mère à l'enfant de la syphilis et du VIH est toujours pratiquement éliminée.

Cela est possible, de plus, à cause de l'accès universel et gratuit à la santé publique dont jouissent les Cubains indépendamment des difficultés financières et des insatisfactions subjectives. De même, le Programme de Vaccination garantit une des plus larges couvertures d'immunisation dans le monde, pour la prévention d'au moins 13 maladies.

Au sujet de la prise de pouvoir des femmes, on constate que la nomination des femmes à des charges publiques avance et que pour la première fois, deux femmes occupent des vice-présidences du Conseil d'Etat tandis qu'une troisième assume la vice-présidence du Parlement. Les députées occupent presque 49% des sièges au parlement. Les Cubaines atteignent 42,4% des postes de direction et dépassent les hommes en ce qui concerne la force professionnelle et technique (65,6%).

D'autre part, la rapport 2011 de l'UNESCO reconnaît le haut niveau d'éducation de la nation caribéenne et la situe au 14° rang mondial dans son Indice de Développement de l'Education pour Tous.

De même, bien qu'avec ses limitations économiques, l'archipel encourage la solidarité internationale dans le contexte de la coopération Sud-Sud. Le pays met également l'accent sur la soutenabilité du milieu ambiant, souvent lésé par les indisciplines sociales.

Les chiffres parlent de tout ce que nous avons atteint en ces années de Révolution, en particulier si on tient compte de la situation de Cuba avant 1959. Par exemple, la mortalité infantile dépassait les 42 morts pour 1 000 naissances vivantes et l'espérance de vie atteignait à peine 58 ans. Le Bureau National des Statistiques indique, de plus, que 57% de la population était analphabète.

Malgré ces succès, Cuba travaille pour accomplir le reste des objectifs ainsi que pour améliorer les indicateurs de ceux qui ont été atteints depuis plusieurs années. Cependant, pour d'autres pays du globe, 2015 est une date lointaine. Actuellement, quelques 842 millions de personnes ont faim dans le monde, selon un rapport du FAO, le Fonds International de Développement Agricole et du PMA. Au sujet de la pauvreté, le scénario continue à être alarmant avec 1 200 millions de personnes qui vivent dans l'extrême pauvreté dans le monde entier.

D'autre part, 774 millions de personnes sont analphabètes. Si la tendance se maintient, en 2015, il y aura dans le monde 743 millions d'adultes et 98 millions d'enfants analphabètes, suggère l'UNESCO.

Dans ce scénario complexe émerge l'exemple de Cuba, un pays soumis non seulement à une guerre économique qui lui a déjà coûté 1 billion 157 327 millions de dollars mais aussi l'objet d'agressions terroristes et de campagnes médiatiques qui manipulent la réalité dans l'intention de la discréditer.

Laura Becquer Paseiro « Granma » 8 octobre 2013
traduction Françoise Lopez)

Publié par France Palestine

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 16:36

Bien que Cuba ait parié ces dernières années sur l'utilisation de sources alternatives d'énergie, elle n'a pas laissé de côté la production de pétrole pour satisfaire la demande interne d'électricité et pour faire tourner les usines de ciment et de nickel.

L'industrie cubaine du pétrole a maintenu une expansion dynamique et importante ces derniers temps. Cependant, son développement n'a pas pas échappé aux effets du blocus économique, financier et commercial que les États-Unis font subir à notre pays depuis plus de 50 ans déjà.

À cause de cette mesure génocidaire des États-Unis, Cuba se voit dans l'impossibilité d'accéder à des technologies de pointe et à des pièces de rechange. Il s'agit d'une tentative étasunienne d'essayer de paralyser l'industrie du pétrole et du gaz.

L'interdiction à des entreprises ou à des filiales d'entreprises des États-Unis de prêter des services à Cuba dans le secteur du pétrole est un facteur de pression supplémentaire sur l'industrie nationale.

Les compagnies qui font une quelconque affaire avec Cuba courent le risque de se voir frapper de très lourdes amendes.

Rappelons le cas de la compagnie Varel Holding, dont le siège est à Dallas, au Texas mais qui a des filiales dans d'autres pays, et qui fabrique des forets pour la prospection pétrolière. Cette entreprise a dû payer 110 000 dollars d'amende pour avoir exporté des biens à Cuba.

Un secteur aussi prometteur que la prospection pétrolière dans des eaux profondes de la Zone de Développement Économique Exclusive de Cuba est dans le collimateur du Département du Trésor des États-Unis.

C'est la raison pour laquelle les dispositions de cette guerre économique contre notre pays entraînent l'élévation des coûts des contrats avec les compagnies qui sont les propriétaires des plate-formes de forage.

Il a même fallu faire construire une plate-forme spéciale pour ce type de prospection car celles qui existent dans le monde ont un pourcentage supérieur à 10% de composantes étasuniennes, raison pour laquelle la politique de blocus empêche leur utilisation par notre pays.

Les fusions et les rachats d'entreprises du secteur pétrolier qui se succèdent dans le monde se traduisent, dans de très nombreux cas, lorsque des entités sont achetés par des transnationales étasuniennes, par le retrait de fournisseurs du marché cubain.

Malgré la condamnation presque unanime du blocus étasunien contre Cuba à l'ONU, les faits démontrent que les États-Unis renforcent sans cesse cette politique criminelle qui cause d'immenses dégâts à l'économie cubaine comme cela est le cas de l'industrie du pétrole.

 

URL de cet article :

http://www.rhc.cu/fr/especiales/comentarios/2512-l%27industrie-du-petrole-de-cuba-est-aussi-dans-le-collimateur-du-blocus-etasunien

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 18:26

8 octobre 2013

Le gouvernement cubain, qui dénonce une « intensification de l’embargo » imposé à l’île par les USA depuis 51 ans, a présenté hier le projet de Résolution 67/4 appelant à « mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis », qui sera proposé à l’Assemblée générale des Nations-Unies à la fin du mois.

JPEG - 18.1 ko
Crédit : Radio ciudad Cubana

1000 milliards de dollars, soit l’équivalent du PIB annuel du Mexique, 14ème puissance mondiale, et d’un quinzième du PIB annuel des Etats-Unis d’Amérique : c’est le coût de l’impact global des mesures de blocus mises en œuvre par les Etats-Unis d’Amérique à l’encontre de Cuba depuis plus d’un demi-siècle, estime un projet de résolution qui sera présenté devant l’Assemblée générale de l’ONU. Intitulé « Necesidad de poner fin al bloqueo económico, comercial y financiero impuesto por los Estados Unidos contra Cuba », le document a été dévoilé hier par Abelardo Moreno, vice-ministre des Affaires étrangères. Dans son allocution, celui-ci a notamment dénoncé « l’intensification du blocus » par l’Administration Obama, qui a, depuis le début de l’année 2009, « sanctionné trente entreprises liées à Cuba ».

« Violation du droit international : extraterritoriale et génocidaire »

Des restrictions auxquelles s’ajoutent de nouvelles entraves à des échanges licites, telles que la venue de sportifs à des manifestations cubaines, les immobilisations forcées de certaines marchandises cubaines. « Le blocus a des conséquences sur la vie quotidienne des Cubains », dénonce M. Moreno qui a choisi le Centre de cardiologie pédiatrique de La Havane pour dévoiler le document, pointant « l’impossibilité d’acquérir des médicaments et de développer les technologies afin de soigner les problèmes cardiaques des enfants ». Les sanctions prennent aussi un caractère « extraterritorial », notamment dans leur dimension bancaire, les banques refusant de prêter à Cuba « sous la pression directe ou indirecte des Etats-Unis », affirme le Gouvernement cubain, qui évoque l’amende de 375 millions de dollars infligée en 2012 par les Etats-Unis à la banque londonienne HSBC pour violation de l’Embargo. « Par essence, cette politique constitue une violation du droit international », rappelle La Havane, qui affirme en outre son caractère « génocidaire ». Depuis 1992, 21 résolutions condamnant le blocus ont été votées par l’Assemblée générale de l’ONU. Le projet de résolution 67/4 devrait lui aussi être adopté par une grande majorité d’Etats membres le 29 octobre prochain.

7 Lames la Mer

 

URL de cet article:

http://www.7lameslamer.net/cuba-denonce-une-politique.html

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 16:16
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Communiqué du Parti communiste du Vénézuela (PCV)

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le député du Parti communiste du Vénézuela (PCV), Yul Jabour, a dénoncé le fait que les actions des fonctionnaires états-uniens expulsés du Vénézuela obéissent à ceux qui cherchent à déstabiliser le pays afin de fomenter une guerre.

 

« Ils cherchent à provoquer une guerre pour sortir de leurs contradictions économiques et pouvoir engranger l'argent dont ils ont besoin, comme ils l'ont fait en Irak », a-t-il expliqué lors du programme Contragolpe, retransmis par VTV.

Le parlementaire, qui préside également la Commission de politique étrangère de l'Assemblée nationale, a assuré que la politique des Etats-unis est de fomenter des guerres lorsqu'ils se trouve en difficultés économiques.

Il a rappelé qu'il y a 10 ans, le gouvernement de George W.Bush lançait l'invasion de l'Irak sur la base de fausses preuves sur l'existence d'armes de destruction massives. « Mais à ce jour, on n'en a trouvé aucune. En revanche, nous voyons que les entreprises liées à la guerre ont augmenté leurs profits », a-t-il déclaré.

A ce sujet, Jabour a affirmé que l'ancien président Bush, la secrétaire d’État, Condolezza Rice et le vice-président de ce pays, Dick Cheney, entretiennent des relations étroites avec les entreprises pétrolières : « Dans le cas de Cheney, il fait partie d'une entreprise chargée de reconstruire les pays après les guerres », a-t-il avancé.

 

Un manque de sérieux de la droite vénézuélienne

 

Jabour a déclaré que la réaction des parlementaires de la droite vénézuélienne sur l'ingérence des fonctionnaires nord-américains est regrettable : « puisqu'il s'agissait d'un enjeu important pour la souveraineté du pays, et ceci, ils le négligent totalement », dit-il.

Tandis que le bloc révolutionnaire a mis l'accent sur l'acte de violation de notre souveraineté, les députés contre-révolutionnaires ont prétend qu'il s'agissait d'un « écran de fumée », et ils ont commencé à contre-attaquer sur les questions économiques et d'insécurité.

« Ils essaient de banaliser une condamnation sérieuse d'une série d'attaques systématiques, entre autres des déclarations d'ingérence de hauts fonctionnaires des États-Unis essayant de délégitimer les institutions de l’État », a-t-il déclaré.

Sur la réaction des opposants, il a affirmé que nombre d'entre eux ont reçu un financement direct du gouvernement nord-américain :

« Ils ont reçu un financement d'organisations comme l'USAID et il faut pointer les responsabilités. Nous nous rappelons que cette organisation s'est installée dans notre pays à la suite du coup d'Etat de 2002 », a-t-il déclaré.

Il a dénoncé le fait, qu'en plus de recevoir de l'argent, plusieurs parlementaires ont reçu des ordres directs de la part du Département d'Etat des Etats-unis :

« On connaît le cas avéré d'organisations politiques qui reçoivent de l'argent comme dans le cas de 'Sumate', dont la principale représentante (la députée Maria Corina Machado) s'est fait photographiée avec eux, et il faut enquêter là-dessus », a-t-il exprimé.

Il propose que soit créée à cette fin une commission mixte de l'Assemblée nationale pour réaliser une enquête sur les agissements et les responsabilités juridiques des organisations dans le pays qui financent la droite vénézuélienne.

« Ils se présentent comme des organisations qui défendent la démocratie, mais nous savons d'expérience qu'ils ne font qu'agir contre les gouvernements anti-impérialistes et légitimes », a-t-il insisté.

 

Ils veulent un autre Benghazi dans l’État de Bolivar, au Venezuela

 

« Ils cherchent à créer la division du pays, comme ils l'ont fait en Libye et ont tenté de le faire en Syrie. Ils ont choisi l’État de Bolivar pour sa position géographique, un État frontalier où ils peuvent faire entrer des mercenaires, avec un équipement militaire, afin de déstabiliser le pays et d'imposer leur pouvoir », a dénoncé Jabour.

Il a explicité le plan logistique préparé, l'intention de prendre possession et de piller les richesses du sous-sol, surtout le pétrole : « Mais ils ne pourront pas le faire car il existe des forces politiques qui comptent sur le soutien d'un peuple disposé à défendre la patrie », a-t-il conclu.

 

URL de cet article :

http://olidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-le-pc-venezuelien-denonce-les-ingerences-nord-americaines-ils-veulent-faire-de-l-etat-de-bolivar-120432851.html

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 18:25
 

Courrier international [1] rapporte une drôle d’affaire : il y aurait au Venezuela une pénurie de papier toilette.

Le gouvernement a pris les choses en main : deux douzaines de militaires, en tenue et en armes, ont eu la mission de protéger des fonctionnaires qui inspectent l’entreprise privée Manpa, principal producteur de PQ, couches culottes et protections hygiéniques. Tant que dure l’inspection, les frais d’entretien des militaires sont à la charge de l’entreprise !

Les fonctionnaires sont chargés de vérifier le processus d’approvisionnement et la chaîne de production. Ils semblent, en effet, soupçonner un sabotage !

Il n’y aurait rien d’étonnant à ça. Le capital vénézuélien, sous autorité étasunienne, combat en permanence le gouvernement populaire. Et l’affaire n’est pas anodine : c’est une agression du capital qui cherche à déstabiliser le gouvernement du Président Maduro en créant des difficultés à la population. Les réactionnaires critiquent le contrôle des prix et le contrôle des changes. C’est-à-dire qu’ils condamnent « les contrôles » pour recouvrer « leur liberté » ! Liberté d’extorquer, liberté d’exploiter, liberté de ruiner ! Ils ne l’ont pas et en sont fort marris !

Le gouvernement protège, quant à lui, la liberté du peuple de disposer de PQ ! Militaires à l’appui !

Puisque le capital vénézuélien semble considérer la production de PQ comme une « production stratégique », la réponse pourrait bien être : puisque c’est stratégique, cette production sera planifiée, et les moyens de production appartiendront au peuple !

DR

 
* http://www.resistance-politique.fr/article-venezuela-a-propos-d-une-at...
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