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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 19:56

Caracas, 16 février AVN – Le président de la République, Nicolas Maduro, a déclaré clairement que le Gouvernement national ne tolérera pas le fascisme qui a prétendu s'imposer ces derniers jours dans le pays avec des actions successives de bandes violentes dirigées par l'extrême droite. « Tolérance zéro pour le fascisme, c'est ce que je dis, tolérance zéro pour l'intolérance et la haine », a-t-il indiqué.

« Les maques qu'ils se mettent ! Nous ne les appelons pas étudiants, ce sont des bandes fascistes, violentes. Jusqu'à quand ? J'appelle tout le Venezuela, nous allons ouvrir l'œil. Ce ne sont pas des protestations. Qui a dit que brûler une guérite avec des travailleurs dedans est une protestation ? Ce sont des bandes fascistes qui cherchent une crise politique dans le pays », a-t-il redit, ce dimanche, sur une chaîne nationale.

Ils ne passeront pas !

« Caracas est un territoire libre de fascisme, nous espérons libérer un jour Chacao », a déclaré le Président.

Il a précisé que le 12 février dernier, les manifestations de la droite ont eu trois foyers violents, un d'entre eux fut le Ministère Public, situé dans le Parc Carabobo, ce pourquoi le maire de Caracas est en train d'élaborer un projet pour réparer cet espace public après les destructions causées par les bandes organisées de l'extrême droite.

Les deux autres foyers de violence sont la municipalité de Chacao, zone de classe moyenne haute qui s'étend sur 13 km2 et la partie de la municipalité de Sucre habitée également par la classe moyenne et deux municipalités de l'état de Miranda1.

A Chacao, ont été attaqués le Ministère des Transports Terrestres, la Direction Exécutive de la Magistrature et deux édifices de la Banque du Venezuela.

Empire, sans menaces.

Le président de la République a condamné fermement une série de menaces directes reçues de la part du gouvernement des Etats-Unis (USA) qui protège les actions violentes développées par des groupes de droite pour faire un coup d'Etat par la force.

« Je n'accepte de menaces de personne. Le Venezuela ne reçoit d'ordres de personne », a affirmé clairement le Président.

Il a expliqué que l'ambassadeur du Venezuela devant l'Organisation des Etats Américains (OEA) Roy Chaderton, a reçu un appel téléphonique du Département d'Etat.

« Un fonctionnaire, Alex Lee, sous-secrétaire adjoint à l'Amérique du Sud, lui a transmis un message au gouvernement du Venezuela : Il lui dit que les Etats-Unis exigent du peuple du Venezuela qu'il s'assoie pour dialoguer avec l'opposition, en second lieu, que nous laissions en liberté tous ceux qui ont été arrêtés pour les troubles récents et en troisième lieu, il dit : « l'arrestation de Leopoldo Lopez pourrait avoir de nombreuses conséquences négatives avec des ramifications internationales et demande que s'arrêtent les mesures judiciaires (à son encontre )», a-t-il indiqué.

Maduro a déclaré inacceptables les exigences présentées par le gouvernement des Etats-Unis au peuple vénézuélien.

« J'ai commandé de répondre diplomatiquement, comme ce doit être fait. J'ai commandé de dire au Département d'Etat : Je n'accepte de menaces de personne dans ce monde, aucune force ne nous arrêtera, nous, les Bolivariens vénézuéliens dans la tâche de faire justice et de vaincre le fascisme et, troisième message, au Venezuela, nous sommes disposés à aller jusqu'aux ultimes conséquences pour la défense de la paix, notre indépendance et notre démocratie, que le monde entier le comprenne », a-t-il souligné.

Il résulte de cela qu'il faut donner une grande leçon de dignité en exigeant le respect des droits, de l'indépendance et de la souveraineté conquis par les peuples de l'Amérique Latine et des Caraïbes. « Aucun gouvernement du monde ne viendra nous fixer de règle », a affirmé le Président.

« Quand quelqu'un agit avec fermeté et ne cède pas au chantage, le monstre avance et montre son vrai visage, c'est ce qui s'est passé aujourd'hui, le monstre a montré son vrai visage », a-t-il déclaré après avoir répété que la défense des droits de l'homme n'est pas l'objectif de l'Amérique du Nord.

Le chef de l'Etat a rappelé que pendant les années 70 et 80, les corps de sécurité de la IV° République oui, violaient les droits de l'homme en torturant et en faisant disparaître ceux qui s'opposaient aux gouvernements de cette époque.

Il n'y a pas de petit ennemi2.

Le chancelier de la République, Elias Jaua, a signalé dimanche que le succès du II° Sommet de la Communauté des Etats Latino-Américains et Caribéens (CELAC) qui a eu lieu les 28 et 29 janvier dernier à Cuba a été le détonateur de la tentative de déstabiliser le Venezuela.

« Après une grande victoire de l'union Latino-américaine vient un contre-coup et ce dernier sommet de la CELAC, à Cuba, a fait très mal à l'empire gringo, ils ont pris cela pour une humiliation », a-t-il déclaré au palais de Miraflores, à Caracas.

Il a expliqué que le Venezuela, pour avoir encouragé les efforts d'articulation entre pays latino-américains et caribéens, s'est transformé en cible pour les Etats-Unis.

De plus, il a dit qu'après la réponse ferme du gouvernement national devant le coup d'Etat qui se déroulait dans le pays, le gouvernement des Etats-Unis est apparu pour défendre un des chefs de guerre : « Ils doivent venir protéger un de leurs principaux cadres au Venezuela, qui est Leopoldo Lopez », a-t-il noté.

Dans ce contexte, il a renouvelé le message du Président de la République, Nicolas Maduro, qui a averti que le Venezuela ne cédera pas devant le chantage. « Ils ne pourront pas soumettre à leurs conditions un gouvernement souverain et indépendant. Nous sommes disposés à nous défendre contre l'arrogance impériale », a dit Jaua.

Toujours en alerte.

Le président de la République, Nicolas Maduro, a alerté ce dimanche sur le fait que la victoire contre le coup d'Etat promu par les secteurs de droite dans le pays n'est pas encore consolidée.

« Nous vivons des moments complexes, personne ne doit se confier, nous sommes au milieu d'un coup d'Etat en plein développement. »

Il a précisé que les actes de vandalisme qui se sont déroulés ces derniers jours font partie d'un chantage, dont l'objet est de montrer qu'il y a au Venezuela une crise politique qui justifie une intervention étrangère.

« Ils ont voulu vendre l'idée que le gouvernement réprime. Ce schéma arrive, écrit par ceux qui paient et commandent, depuis Madrid, Miami et la Colombie », a-t-il ajouté.

Maduro a aussi ordonné de déclarer persona non grata et d'expulser du pays 3 fonctionnaires de l'ambassade des Etats-Unis après que leur participation à des réunions de conspiration contre le Gouvernement vénézuélien ait été dénoncée.

Il a dénoncé le fait que ces fonctionnaires sont allés visiter, pendant les deux derniers mois, plusieurs universités privées de Caracas pour offrir de soi-disant visas « mais nous savons que ce qu'ils font, c'est conspirer. Nous avons des précisions. »

« Nous sommes décidés à défendre notre patrie, qu'ils aillent conspirer à Washington et laissent le Venezuela tranquille. Nous, nous ne nous mêlons des affaires de personne. Cette patrie se respecte. Aucun gouvernement du monde ne viendra nous fixer de règle », a-t-il affirmé.

(…)

AVN 16/02/2014

(traduction Françoise Lopez)

http://www.avn.info.ve/contenido/maduro-fascismo-no-vuelve-caracas-bajo-ninguna-circunstancia

1Etat dont le gouverneur est Henrique Capriles Radonski !

2Début du discours du Che à l'ONU.

 

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http://cubasifranceprovence.over-blog.com/2014/02/venezuela-maduro-decrete-la-tolerance-zero-envers-le-fascisme.html

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 14:04

Le Président Nicolas Maduro a alerté l’opinion publique du coup d’Etat qui se prépare [au Venezuela] à partir des manifestations menées par des groupes de la droite vénézuélienne. Il a déclaré cela à la fin de son discours pour la commémoration du bicentenaire de la Bataille de la Victoire.

“Je lance une alerte à nos pays frères d’Amérique Latine et de la Caraïbe, je lance une alerte au monde entier. Le gouvernement que je préside, le gouvernement bolivarien, fait face à un plan de coup d’Etat contre la démocratie», a-t-il signalé.

Il a néanmoins déclaré que la Révolution bolivarienne allait triompher en s’appuyant sur la loi et le peuple vénézuélien, comme il l’a fait durant, ces 15 dernières années de socialisme, ces 19 dernières élections desquelles la révolution en a gagné 18. « Mais pour eux cela n’est pas suffisant. Mais [la voie démocratique] est l’unique chemin, il n’y en a pas d’autre ».

Dans ce sens, il a cité le matériel audio diffusé par les animateurs du programme Zurda Konducta de la chaîne VTV, dans laquelle l’on peut écouter les vois de Fernando Gerbasi, diplomate de la 4ème République et participant dans diverses affaires de conspiration, et Ivan Carratu Molina, ex–chef de Maison Militaire (garde rapprochée du président) à l’époque de Carlos Andrés Pérez, matériel dans lequel il fait mention de plans de déstabilisation pour ce 12 février.

“Je leur exige qu’ils déclarent comment ils savaient à l’avance qu’il y aurait des morts aujourd’hui au Venezuela », a manifesté Maduro en soulignant qu’un de ces personnages indique que quelqu’un l’a alerté et qu’il s’agit de la même personne qui l’avait prévenue le 11 avril 2002 [date du coup d’état manqué contre le Président Chavez]. « Lâches! Déclarez qui est cette personne, déclarez au Ministère Public de qui il s’agit”.

Ainsi, Maduro a prévenu qu’il fera tout pour que les coupables des événements de ce mercredi soient punis et qu’il n’acceptera plus d’impunité. « Je ne donnerai pas un pas en arrière dans ma volonté de chercher la justice », a-t-il exclamé.

Il a finalement signalé: “Nous ne pouvons pas permettre que le sang continue de couler. Nous voulons la paix et la justice, a-t-il déclaré en rajoutant qu’il demande toute la solidarité des nations alliées face à cette tentative de déstabilisation et de tentative de coup d’Etat.

Source : Présidence de la République bolivarienne du Venezuela

Le Président Maduro lance une alerte au monde entier: le gouvernement bolivarien fait face à une tentative de coup d’état
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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 18:31

L’an dernier, le gouvernement bolivien a expulsé du pays deux organisations d’aide au développement. Atteinte à la démocratie ou vrai problème ?

Une question de dignité

Le 20 décembre dernier, le gouvernement de Bolivie annonçait l’expulsion de l’ONG danoise Ibis. Dans les trois mois, celle-ci devra clôturer tous ses projets dans le pays. Au mois de mai précédent, le gouvernement bolivien avait déjà banni du pays USAID, la grande ONG étatsunienne.

On sait que l’organisation Ibis travaille avec des mouvements indiens opposés au gouvernement (1). Selon le gouvernement, l’ONG danoise est expulsée parce qu’elle sème la division au sein des organisations sociales boliviennes. « Ibis doit quitter la Bolivie parce que nous détenons des preuves de son ingérence politique. Sa conduite inacceptable cherchait à influencer des organisations d’aide sociale dans le but de les diviser et de les orienter vers le conflit ».

Le President Evo Morales n’est pas disposé à accepter des tentatives de déstabilisation par des organisations non-gouvernementales. « C’est une question de dignité pour le peuple bolivien, nous ne permettrons pas qu’une ONG utilise ses fonds pour comploter contre la démocratie et le gouvernement national ».

Selon Morales, « les Boliviens ont le droit constitutionnel de faire de la politique, mais pas de magouiller avec les capitaux étrangers. Certaines ONG viennent ici pour conspirer. Elles financent des opposants et nous traitent comme si nous étions incultes. Elles nous regardent de haut comme le feraient tout dominant ou toute grande puissance. Nous ne le tolérerons pas ».

Morales a de la considération pour le travail positif effectué par les ONG. Elles soutiennent et coordonnent notamment les efforts des administrations municipales pour promouvoir le développement social. Pareille collaboration est soutenue et cautionnée par le gouvernement. (2)

Elargir le cadre

Morales perd-il son sang-froid, ou bien s’agit-il ici de tout autre chose ? Pour en juger, il est utile de se situer dans une perspective plus large.

Les ONG sont très populaires en Occident pour deux raisons : Primo, elles ne sont pas du gouvernement, et en ces temps néo-libéraux, par définition, c’est mieux. Le caractère non gouvernemental est évidemment relatif puisque dans presque tous les cas ces organisations dépendent largement de subventions d’Etat. Mais bon, c’est la perception qui importe.

Secundo, les ONG incarnent souvent des idées critiques. Elles représentent un peu la conscience de l’opinion publique.

C’est précisément en raison de cette « innocence » et de cette popularité auprès du grand public que les ONG sont volontiers attelées au char de l’establishment. L’ex-agent de la CIA Philip Agee s’est confessé et a admis que des ONG comme USAID et NED « sont des instruments de l’ambassade US » et que « derrière ces organisations, il y a la CIA » (3).

Evidemment l’establishment ne crie pas sur les toits qu’il instrumentalise les ONG, mais à de rares occasions, celles-ci soulèvent elles-mêmes un coin du voile.

Ainsi par exemple Allen Weinstein, l’ancien président de NED (National Endowment for Democracy), une ONG étatsunienne qui « promeut la démocratie » partout dans le monde. Une des rares fois où il en a un peu trop dit : « Bien des choses que nous faisons actuellement étaient faites il y a 25 ans par la CIA ». (4)

C’est un secret de Polichinelle que la CIA, par l’intermédiaire de telles ONG, a joué un rôle-clé dans les révolutions dite « des fleurs » en Yougoslavie, en Géorgie, en Ukraine et en Kirghizie. (5)

Norman Schwarzkopf, le général quatre étoiles qui dirigeait la Première Guerre du Golfe, n’avait pas mâché ses mots devant le Congrès : « Notre présence est l’expression ostensible de l’intérêt et de la préoccupation que les USA portent sans discontinuer à la région. Il s’agit de plus que d’une simple force militaire. Des programmes d’aide humanitaire et d’échanges (…) constituent notre présence et sont les éléments-clés pour maintenir à niveau les relations étroites que nous entretenons avec nos amis dans toute la région ».

Colin Powell, le ministre des Affaires étrangères sous Bush, a été encore plus explicite : « Les ONG sont pour nous un tel levier, une part tellement importante de notre équipe de combat » (6).

Conclusion

Il ne saurait être question de mettre toutes les ONG dans le même sac. Beaucoup de ces organisations accomplissent un travail excellent et sont irremplaçables. Mais cela n’empêche pas que certains les utilisent pour des objectifs moins nobles.

C’est certainement le cas en Bolivie. Evo Morales navigue nettement à gauche et il a restreint le pouvoir des multinationales dans son pays. L’Histoire nous a montré que tout président qui fait preuve d’un tel culot subit immanquablement des tentatives de déstabilisation, dans lesquelles les ONG jouent un rôle-clé.

Cela s’est déjà produit en Equateur, au Venezuela et à Cuba (7). Un homme averti en vaut deux ...

Marc Vandepitte

Traduction du néerlandais : AMM pour Investig’Action

Notes

(I) http://www.standaard.be/cnt/dmf20131228_00906101

(2) http:// http://www.prensalatina.cu/index.php?option=com_content&task=view&...

(3) http:// http://www.globalresearch.ca/how-united-states-intervention-against-ve...

(4) William Blum, ‘Rogue State : A Guide to the World’s Only Superpower’, Monroe 2000, p. 180. en français l’Etat Voyou http://www.legrandsoir.info/l-etat-voyou.html

(5) http://www.opendemocracy.net/globalizationinstitutions_government/colo...

(6) http://avalon.law.yale.edu/sept11/powell_brief31.asp

(7) http://www.globalresearch.ca/usaid-spying-in-latin-america/5306679

 
»» http://www.michelcollon.info/Evo-Morales-prudent-face-a.html
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 12:48

Par María Josefina Arce.

 

 

Cuba s'est jointe à la campagne mondiale « Por aquí pasó Chávez » (Chávez est passé par ici) qui se déroule dans de nombreuses capitales du monde depuis ce mardi jusqu'au 5 mars, date du premier anniversaire du décès du grand leader bolivarien, pour lui rendre hommage.

La campagne a commencé le jour de la commémoration du 22e anniversaire de la rébellion civile et militaire qu'a dirigée Hugo Chávez contre le gouvernement néo-libéral de Carlos Andrés Pérez.

Durant un mois, de multiples activités auront lieu à Cuba pour rendre hommage à la mémoire du leader bolivarien, qui a été un grand ami de notre pays et spécialement du leader historique de la Révolution Cubaine , Fidel Castro.

Des hommages lui sont également rendus dans d'autres pays du monde qui évoqueront le souvenir de celui qui a été un combattant inlassable contre la pauvreté et contre les inégalités et qui a donné au Venezuela la place qui lui revient dans l'arène internationale.

Aimé de beaucoup, surtout par les couches les plus humbles, Hugo Chávez, n'a laissé personne indifférent. Même ses ennemis politiques ont été obligés de reconnaître l'amour qu'éprouvait le président pour son peuple et les grands efforts qu'il a déployés pour parvenir à la formation de la Patrie Grande dont ont rêvé le Libérateur Simon Bolívar et d'autres grands indépendantistes de notre Amérique.

C'est ce qu'ont souligné aussi les chefs d'État ou de gouvernement qui ont participé, les 28 et 29 janvier, à La Havane, au deuxième Sommet de la CELAC, la Communauté des États Latino-américains et Caribéens, un mécanisme intégrationniste dont le défunt président vénézuélien a été l'un des promoteurs

L'œuvre d'Hugo Chávez est présente dans les acquis du Venezuela dans les domaines de la santé, de l'éducation et de la sécurité alimentaire.

La Révolution Bolivarienne a donné de l'espoir à des millions de Vénézueliens qui étaient plongés dans la pauvreté et dans l'analphabétisme et qui n'avaient jamais été soignés par un médecin.

« Pour beaucoup, Hugo Chávez et son gouvernement ont transformé le pétrole en logements, en hôpitaux, en terrains de sport, en autoroutes, en écoles et en chances pour tous » comme l'a signalé le gouverneur de l'État vénézuélien de Bolivar, Francisco Rangel.

Son legs et son esprit ne sont pas uniquement présents au Venezuela, mais dans l'Amérique Latine et la Caraïbe toutes entières. Nos peuples connaissent l'humanisme et la générosité du leader bolivarien, qui a donné naissance à des projets de l'ampleur de de PETROCARIBE ou PETROSUR.

Aux cotés de Fidel Castro, il a été l'artisan de l'Opération Miracle, qui a dépassé les frontières de Cuba et du Venezuela pour s'étendre à toute la région pour permettre aux plus humbles d'avoir accès gratuitement à un programme pour soigner des maladies oculaires.

Le legs qu'Hugo Chavez a laissé au Venezuela et à l'Amérique Latine est important. Cet homme a donné au monde une leçon de générosité et de désintéressement. Son œuvre montre qu'un monde meilleur pour tous est possible.

Edité par Tania Hernández

 

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http://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/13739-des-journees-mondiales-d%27hommage-a-hugo-chavez

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 22:32

educacion-especial.jpgCuba est le pays d’Amérique latine et des Caraïbes avec l' indice majeur de développement de l’Education (IDE), signale le rapport mondial de l’Unesco 2013-2014 rendu public.

L’IDE est un indicateur composite permettant une évaluation du système d’enseignement quant à la qualité, la première enfance, l’école première, les jeunes, l’alphabétisation des adultes et la parité entre les sexes.

Dans le Rapport pour tous, (EPT) l’IDE de la plus grande des Antilles est de 0,983, supérieur à celui des Etats-Unis.

Ce document, nommé Enseignement et apprentissage: Atteindre la qualité pour tous, place également Cuba parmi les pays avec le plus grand nombre des progrès dans la réalisation des objectifs de l’EPT.

L’étude de l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la science et la culture affirme qu’au niveau mondial, Cuba est le seul pays dédiant l’essentiel de son Produit intérieur brut (13 pour cent) à l’enseignement.

A l’heure actuelle, il y a toujours 57 millions d’enfants et 69 millions d’adolescents déscolarisés et le nombre des adultes illettrés a atteint les 774 millions. /PL

 

URL de cet article :

http://www.ahora.cu/fr/rubriques/monde/11696-un-rapport-de-l-unesco-reflete-le-leadership-de-cuba-dans-l-education#.Uvasd-YRkcY.facebook

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 17:28
 

Ministro-Reinaldo-Iturriza-MonagasNommé au Ministère de la Commune par Nicolas Maduro, le sociologue critique Reinaldo Iturizza (photo) a pour mission d’appuyer la construction de ce levier stratégique dans la transformation du vieil État. Il  a commencé par changer la méthode. Fi de toute imposition d’un “modèle”. Écouter, écouter les critiques et les propositions citoyennes. Des journalistes comme Aquarela Padilla ont commencé à écrire cette chronique communarde, non plus pour vendre – comme le font encore d’autres institutions de l’État – le socialisme comme un “produit” mais pour se faire l’écho des voix populaires. Son récent article a été publié (en espagnol) sur le site du Ministère de la Commune : http://www.mpcomunas.gob.ve/la-comunaun-aire-recuperado/

T.D., Caracas, février 2014.

Un souffle repris…

Par Aquarela Padilla

Ici les distances se mesurent différemment, il faut s’habituer à ces ruses du temps; nous voulons atteindre du regard tout l’horizon, le secret de ce calme, mais tant de plaine et de pluie nous débordent les yeux, la poitrine. Nous avons avalé les heures et les kilomètres comme des quartiers de mandarine, jusqu’à la rencontre… Au milieu de la terre, un arbre Pomalaka aux fleurs fuschia remplit l’espace : c’est là que nous faisons la connaissance des membres de la Commune Luisa Cáceres de Arismendi qui fait partie de la Cité Communale Francisco de Miranda, dans l’État de Portuguesa.

Le café qu’on nous offre est le rite du commencement de la journée. C’est ainsi, tasse serrée entre les doigts, fumée dans les narines, que nous commençons à comprendre ce qui naît en ces lieux; chaque maison a son potager. A chaque coin un arbre plein d’ombre et à l’infini, les champs de riz.

Nei Sánchez

Ney Sánchez

Ney Sánchez est un homme qui se lève tôt : son accent le révèle. Quand il commence à nous raconter la commune, c’est de lui qu’il parle, et des autres, de sa famille, des enfants qu’il embrasse endormis à la tombée du jour. “Nous avons choisi le nom Luisa Cáceres, dit-il, parce que 80 % des membres de l’organisation sont des femmes et qu’elles ont voté en majorité pour ce nom” (1). Il est si sûr, Ney, de ce qu’il raconte, que les mains s’envolent à chaque point et reviennent en place après une pause. Chaque phrase est directe, porte : “auto-gouvernement”, “dépasser le pouvoir des mairies”, “la participation directe du peuple”, tout l’effort qu’a coûté la construction a valu la peine, malgré la négligence, la complicité et le sabotage de quelques fonctionnaires et de dirigeants choisis dans les urnes.

On sent chez ces communard(e)s la fermeté d’une position politique : tous argumentent et dénoncent avec la rage de qui sait qu’il possède la raison et la justice. L’héritage de Chavez est plus fort que tout opportunisme, et c’est pour cela qu’ils continuent de voter pour des candidats de papier quand il le faut, même s’ils savent que là n’est pas la voie mais dans la lutte collective, au coude à coude. S’ il est posible de dire quelque chose du “chavisme” c’est cette fidélité à l’idée, ce pari sur l’espoir, là où se noue l’affrontement direct entre celui qui a tout et celui qui vend sa récolte pour quelques sous afin de payer les chaussures du petit pour l’école; Et cela n’a pas cessé en pleine révolution, la Garde Nationale reste un instrument répressif contre le paysan, les crédits continuent à arriver au patron, certains dirigeants se lavent les mains, complices, avant de se faire prendre en photo pour la postérité; les gens continuent à croire en Chávez… il n’y a pas de peuple vaincu.Familia de la Comunidad de Puerto Las Animas de la comuna Luisa Cáseres de Arismendi

Le courant paysan Bolívar et Zamora a appuyé la naissance de cette organisation; mais c’est avant, en 2006, qu’ont commencé à se former les Conseils communaux. “Nous sommes nés sans formation, Chavez voulait que le peuple s’organise, nous avons démarré avec 30.000 Bolivars, ce fut une erreur; c’est avec cela que nous avons construit un couloir pour l’école et un toit avec sa plate-forme pour l’école maternelle; mais nous avons éprouvé le besoin de nous former, d’organiser le contrôle social. La faiblesse des conseils communaux, c’est que nous ne sommes pas tous convaincus de la nécessité de cette construction, les partis politiques nous divisent aussi”. Quand sont venus les militants du courant Bolivar et Zamora, avec leur expérience de l’État d’Apure, nous avons désigné en assemblée la commission de lancement de la commune. Parallèlement à ce processus d’auto-gouvernement, le gouvernement officiel créait les zones communales selon un découpage géographique différent de celui décidé par la population et sous une forme juridique qui empêchait l’usage direct des ressources par les Conseils communaux.Platanal-de-la-Comuna-Luisa-Caseres-de-ArismendiFrancelis-Sánchez-muestra-una-berenjena-

Aujourd’hui Luisa Cáceres de Arismendi est une des communes agricoles les plus productives du pays; si la Patrie était un corps, San Genaro serait la bouche… Ocumo, papaye, banane à cuire,  manioc, oignon, riz, maïs et tomate font partie des 27 cultures mises en production sur les 8000 hectares que couvre la Commune. On estime la production quotidienne à 40 tonnes qui sont revendues dans les supermarchés à un prix trois fois plus élevé que celui payé au paysan. “Il faut en finir avec ce modèle qui règne depuis 50 ans, il faut installer des Entreprises de Production Sociale; échanger, envoyer ce manioc directement aux autres communes, casser les chaînes de l’intermédiaire privé et du capitaliste” poursuit Ney.

Une partie du problème à résoudre est que les unités de stockage et de distribution les plus proches se trouvent dans les chefs-lieux, à Acarigua ou à Guanare, ce qui rend le transport de la récolte si coûteux; d’un autre côté il y a les intrants qui doivent être garantis par Agropatria (entreprise publique, NdT) mais qui arrivent… après le cycle des semailles.

Un drapeau qui flotte peut signifier beaucoup de choses, surtout s’il est désigné par la main d’une survivante… Elle, elle est arrivée il y a vingt ans, fuyant la guerre en Colombie, elle a vu mourir ses frères, elle sent encore le feu dans ses mains et dans sa poitrine, raconte-t-elle, le bruit que laisse l’horreur, parce que ses frères sont tout un peuple, tout un peuple en flammes. Chaque fois qu’elle dit “Colombie”, ses yeux se mouillent, la mort ne fait pas de trêve à la mémoire. Elle est son histoire, le portrait vivant de son massacre, elle militait dans l’Union Patriotique, camarade de Gaitán et de Bolívar, camarade de Chávez avec qui elle s’est réunie dans la clandestinité, avant son “pour l’heure…”Je suis exilée, j’ai subi la guerre, j’ai 40 ans, je suis de gauche, et j’ai suivi ma route, persécutée par Uribe quand il était gouverneur, il fut le chef direct des paramilitaires – c’est là la racine principale des assassinats commis en Colombie; et Santos aussi, qui fut son ministre de la défense, ils ont assassiné la Colombie, ils ont assassiné les pauvres, le paysan, l’humble…Tous ces morts nous les devons à Uribe, ce fut pire que Pinochet, la bourgeoisie colombienne ce sont 300 familles très puissantes; les gens aussi sont très courageux, j’en ai connus qui ne se sont jamais rendus”.

Elle sait que toute naissance est difficile et que la Commune est une respiration, un souffle repris, en fin de compte c’est la même semence qu’elle a toujours défendue. “Ce ne sont que 14 ans, c’est comme lorsqu’un enfant naît et qu’on regarde comment il se met à marcher, tel est le Venezuela, là-bas en Colombie on a vécu 65 ans de lutte. Chavez, ce fut le meilleur de ce qui pouvait nous arriver 200 ans après Bolívar, il a touché tout le monde, les enfants, les vieux, il nous a rendu les clefs de l’Histoire, et nous a brisé le coeur quand il nous a laissés”.

Pour protéger sa vie, nous tairons son nom, c’est sa force morale qui importe, les femmes de la commune l’appellent “la grand-mère”. Ensemble elles nous montrent la plaie ouverte, elles disent encore qu’une révolution se gagne avec le ventre plein et que chaque fois qu’elles arrosent la terre et portent les petits-fils sur la hanche, elle se sentent “révolution”.

Comuneros y comuneras reunidosComuneros-y-comuneras-conversandoPhotos : Veronica Canino

Source : “La Comuna… un aire recuperado”, http://www.mpcomunas.gob.ve/la-comunaun-aire-recuperado/

Traduction de l’espagnol : Thierry Deronne

Note :

  1. Luisa Caceres Arismendi (1799-1866),  héroïne républicaine de la lutte pour la libération et l’indépendance du Venezuela contre la monarchie espagnole. Ses restes reposent au Panthéon, à Caracas.

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2014/02/01/un-souffle-repris/

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 14:26

ABYA YALA / CELAC : Rendez-vous à La Havane

Date de publication sur Tlaxcala : 29/01/2014
Original: CELAC. cita en La Habana
   
Atilio A. Boron اتيليوا. بورون

Ce n'est pas un miracle, mais presque. Contre toute attente, la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) se consolide comme institution de "Notre Amérique" et tient son deuxième Sommet des Présidents à La Havane.

Nous parlons de «miracle» car qui aurait pu imaginer, il y a seulement cinq ans, que le rêve bolivarien d'Hugo Chavez, rêve fondé sur un diagnostic impeccable de la situation géopolitique mondiale et qui cherchait à construire un organisme régional sans la présence des USA et du Canada, pourrait donner des fruits ? Pour ce faire, Chavez et ceux qui l'accompagnaient dans cette entreprise patriotique, ont dû surmonter toutes sortes d'obstacles : la résignation de certains gouvernements, la faiblesse des uns, le scepticisme des autres et l'opposition systématique de Washington, fait tout sauf mineur dans la politique de nos pays. Eppur si muove, dirait Galilée en contemplant la réalisation du projet bolivarien qui rassemble, pour la première fois dans l'histoire, toutes les nations d'Amérique latine et des Caraïbes à la seule exception de Porto Rico, pour le moment. Sans aucun doute, le renforcement de la CELAC et de l'UNASUR (au niveau de l'Amérique du Sud) sont de très bonnes nouvelles pour l'émancipation de la Patria Grande.

 

La Maison Blanche avait d'abord tenté d'empêcher le lancement de la CELAC qui eut lieu à Caracas en décembre 2011, en présence de son infatigable promoteur et mentor déjà attaqué par le cancer qui devait l'emporter. Ayant échoué, l'empire a mobilisé ses alliés régionaux pour faire avorter ou du moins reporter l'initiative dans un futur indéfini. Sans résultat non plus. La stratégie suivante a été d'utiliser certains de ses pions dans la région comme chevaux de Troie pour miner le projet de l'intérieur. Sans grandes avancées mais en arrivant malgré tout à ce que le premier gouvernement qui ait obtenu la présidence tournante de la CELAC en 2012, le Chili de Sebastián Piñera, déclare par la bouche d' Alfredo Moreno, son ministre des Affaires étrangères : "la CELAC sera un forum et pas une organisation, elle n'aura pas de siège, ni de secrétariat, ni de bureaucratie ou autre". Un forum ! C'est à dire un espace pour d'aimables et insignifiantes conversations entre gouvernants, diplomates et experts sans le moindre questionnement sur la domination impérialiste en Amérique latine et dans les Caraïbes. Et la Maison Blanche a également réussi, grâce à l'activisme militant de ses principaux amis de l'Alliance du Pacifique (le Mexique, la Colombie et le Chili), à faire en sorte que toutes les décisions de la CELAC soient prises à l'unanimité. Il semblerait bien que la "règle de la majorité", si chère à la tradition politique US, ne fonctionne que quand ça l'intéresse. Et quand ce n'est pas le cas, cela confère de fait un droit de veto à chacun des trente-trois membres de l'organisation. Mais c'est une arme à double tranchant : Le Panama ou le Honduras pourront s'opposer à une résolution appelant à mettre fin au statut colonial de Porto-Rico ; mais la Bolivie, l'Equateur et le Venezuela pourront faire la même chose s'il est proposé d'en appeler à la collaboration du Commandement Sud (de l'armée US) pour lutter contre le trafic de drogue.

La seconde présidence de la CELAC, en 2013, est allée à Cuba et le président Raúl Castro Ruz a pris d'importantes mesures pour contrecarrer les machinations de la ministre des Affaires étrangères du Chili : on a avancé dans l'institutionnalisation de la CELAC et l'embryon d'une organisation a été créé pour ce sommet, ce qui a permis de produire 26 documents, chose qu'aucun forum ne fait. Certaines propositions, comme celle de déclarer «Zone de paix» l'Amérique latine et les Caraïbes, feront l'objet d'un dialogue de sourds. Car il ne s'agit pas seulement d'éviter la présence d'armes nucléaires dans la région - comment savoir s'il n'y en a pas déjà dans la base de Mount Pleasant, dans nos îles Malouines ? - mais aussi d'utiliser la force pour résoudre les conflits internes. Cela fait subrepticement allusion à la tradition interventionniste de Washington en Amérique latine et à la présence de ses 77 bases militaires dans la région, dont le but est exactement cela : intervenir avec sa force militaire dans la politique intérieure des pays de la région, lorsque les conditions l'y invitent, pour compléter l'intervention ouverte que Washington réalise dans chacun d'eux. Il suffit de se souvenir, comme bon exemple didactique, du rôle crucial de «l'ambassade» pour déterminer le vainqueur de la récente élection présidentielle au Honduras. Ce problème, comme nous le voyons, sera l'un des points d'achoppement et de discorde car il y a des gouvernements, et ils ne sont pas rares, qui ne se contentent pas de tolérer la présence de ces bases militaires US-américaines mais qui comme la Colombie, le Pérou et le Panama, les réclament.

Un autre problème potentiellement perturbateur est l'approbation de la proposition du Venezuela d'intégrer Porto Rico à la CELAC - proposition tout à fait logique compte tenu de l'histoire et du vécu de ce pays, de sa culture, sa langue et ses traditions - mais susceptible de susciter des réserves parmi les gouvernements les plus proches de Washington pour qui Porto Rico est un butin de guerre non négociable. Avec cette guerre dont la victoire a été arrachée aux patriotes cubains et au cours de laquelle, elle s'est approprié Cuba, Porto Rico et les Philippines, la Rome des Amériques a commencé sa sinistre transition de la République à l'Empire. On remarque par contre un soutien unanime à la demande de l'Argentine en ce qui concerne les îles Malouines, la levée du blocus de Cuba et d'autres propositions visant à renforcer les liens commerciaux, politiques et culturels. On sait que l'Équateur va présenter une proposition de rejet de l'espionnage réalisé par les USA et de développement d'un nouveau réseau de communication sur Internet en dépit de l'interdiction de Washington, et il est probable que des propositions concrètes soient adoptées pour combattre la pauvreté et que soient étudiées des alternatives pour renforcer la Banque du Sud et, éventuellement, créer une compagnie pétrolière d'Amérique latine, sujet sur lequel le président Chavez avait insisté encore et encore.

La transition géopolitique internationale actuelle, qui se manifeste par le déplacement du centre de gravité de l'économie mondiale vers l'Asie-Pacifique, le déclin de la puissance mondiale des USA, l'effondrement irrémédiable du projet européen, la persistance de la crise économique qui a explosé à la fin 2007 et qui ne semble que s'accentuer avec le passage du temps et la permanence d'un «ordre» économique mondial qui concentre la richesse, marginalise les nations et approfondit la destruction de l'environnement, ont agi comme une incitation puissante pour éliminer la méfiance initiale que de nombreux gouvernements montraient vis-à-vis de la CELAC. L'accord conclu à Caracas en 2011 a établi qu'une troïka assumerait successivement la présidence pendant les trois premières années : Le Chili a commencé, Cuba a continué (confirmant la condamnation continentale du blocus US et de son but d'isoler la Révolution cubaine) et à la fin du sommet des présidents, la présidence sera dévolue au Costa Rica. Ce pays, allié fidèle de Washington, devra faire face à une élection cruciale le 2 février prochain, lorsque pour la première fois depuis des décennies, l'hégémonie politique de la droite néocoloniale du Costa Rica sera menacée par la montée d'un nouvel acteur politique surprenant : Le Front Elargi. L'actuelle présidente, Laura Chinchilla, qui avait été fonctionnaire de l'USAID pendant de nombreuses années, garantissait avec la victoire du parti au pouvoir la «domestication» de la CELAC et le retour au projet conçu par Sebastián Piñera et impudemment promu par son ministre des Affaires étrangères. Mais tous les sondages donnent pour acquis qu'il y aura un deuxième tour, et le discours et les propositions bolivariennes du candidat du Front élargi, M. José Villata, pourraient le catapulter à la présidence du Costa Rica. Bien sûr, comme cela a été le cas récemment durant l'élection présidentielle au Honduras voisin, tout l'appareil de renseignement, de manipulation médiatique et de financement des partis amis a été lancé par Washington pour qui la défaite de la droite néocoloniale du Costa Rica serait un revers avec des implications régionales plus larges. Si une telle chose se produisait, la CELAC pourrait traverser une autre étape vers son institutionnalisation définitive, ce dont l'Amérique latine et les Caraïbes ont impérativement besoin.

Traduit par CM pour le Front de Gauche Latino

 



Merci à Tlaxcala
Source: http://www.atilioboron.com.ar/2014/01/celac-cita-en-la-habana.html
Date de parution de l'article original: 24/01/2014
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=11238

 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 15:44

jeudi 30 janvier 2014


Après ces 635 tentatives d’assassinat desquelles le destin l’a chaque fois sauvé, Fidel poursuit son combat pour l’indépendance des peuples, mais plus que jamais pour une humanité libérée des armes nucléaires et des causes profondes des changements climatiques qui mettent en danger l’avenir même de cette humanité.
Sur cette photo, prise en marge du second sommet de la CELAC, on le voit dans sa résidence en compagnie du président de l’Équateur, Rafael Correa, de Daniel Ortega, président du Nicaragua et d’Évo Morales, président de la Bolivie. Y sont également l’épouse d’Ortega y le ministre des Relations extérieures de l’Équateur.
 Sur ces deux photos on y reconnait la présidente du Brésil, Dilma Roussef ainsi que la présidente de l’Argentine, Cristina Fernandez de Kirchner. Elles représentent plus de 230 millions de personnes sur un total de 600 millions que représentent les 33 peuples de l’Amérique latine et des Caraïbes.
Ici on voit Fidel en compagnie du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon. Ce dernier s’est dit enchanté de cette rencontre amicale où il a pu constater la grande lucidité de son hôte. 
 
Là nous voyons Fidel avec Rafael Correa, président de l'Équateur et sur la seconde photo nous le voyons avec le Président de Santa Lucia.

Il faut regretter que nos médias officiels aient si peu couvert cet évènement transcendant et historique. Un moment impensable il n’y a encore que quelques années : Cuba amphitryon des 33 pays de l’Amérique latine et des Caraïbes en présence du Secrétaire général des Nations Unies et de nombreux autres représentants internationaux.

 

Cuba que l’on donne comme un fiasco et que l’on présente comme isolé se révèle plus que jamais vivant et respecté par des pays et des organismes internationaux toujours plus nombreux. Au cœur de ce peuple, que les puissances impériales cherchent par tous les moyens à isoler et à démolir, il y a un homme, toujours là, non pas pour faire état de ses mérites, mais pour partager avec ceux et celles qui ont à cœur l’avenir d’une humanité libérée des puissances impériales, des armes nucléaires et  surtout sonner l’alarme contre les changements climatiques pouvant entrainer cette même humanité à sa disparation complète.
 

Je vous laisse avec un article écrit en 2010 sous le  titre « L’homme que l’on voudrait mort".
Oscar Fortin
Québec, le 29 janvier 2014
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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 11:44

La Havane, 29 janvier (RHC)- Le Secrétaire Général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a remercié Cuba de son engagement et de ses efforts en faveur de la paix en Amérique Latine et dans les Caraïbes.

Ban Ki-Moon participe en qualité d'invité au second Sommet de la CELAC, la Communauté des États Latino-américains et Caribéens qui prend fin aujourd'hui à La Havane.

Au cours de la séance plénière de la rencontre, Ban Ki-Moon a exprimé sa satisfaction pour le rôle joué par Cuba en tant que garante et siège des conversations de paix que tiennent à La Havane, depuis novembre 2012, les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie et le gouvernement de ce pays.

Il a également fait l'éloge de l'appui croissant de la CELAC à l'instauration de la paix et de l'apport de plusieurs pays de la région à la reconstruction d'Haïti, dévasté par un tremblement de terre en 2010.

Il a également relevé, les progrès faits par l'Amérique Latine et les Caraïbes dans la lutte contre la pauvreté, progrès qui ont permis de réduire de moitié le nombre de personnes touchées par ce fléau ces 20 dernières années.

Edité par Reynaldo Henquen

 

URL de cet articfle :

http://www.rhc.cu/fr/noticias/nacionales/12883-ban-ki-moon-remercie-cuba-de-son-engagement-envers-la-paix

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 22:11

(Venezuela Infos 22/01)

Occultés par les médias privés vénézuéliens et leurs relais internationaux (Le Monde, El Pais, Libération, NY Times, etc..) les chiffres révélés en janvier 2014 par l’Institut National de la Statistique indiquent une nouvelle baisse du chômage, tombé à 5,6% en décembre. Ce chiffre est le plus bas enregistré par le gouvernement bolivarien (rappelons que le chômage atteignait 11% lors de l’élection de Hugo Chavez en décembre 1998).

De 1999 à 2013, l’économie vénézuélienne a décollé grâce au rôle moteur de l’État et aux investissements publics, permettant à 4.185.697 personnes de trouver un emploi. L’étude indique également que le travail “informel” qui occupait 55 % de la population active en 1999 a reculé en 2013 à 37,9 %. Dans la même période l’emploi formel a fortement augmenté, passant de 45,0% à 62,1% de la population. Signe des temps, le Venezuela est devenu, après l’Argentine, le deuxième pays latino-américain en nombre d’immigrants (en grande majorité espagnols) qui fuient l’Europe en quête d’un travail.

En janvier 2014, le président Maduro a décrété une nouvelle augmentation de 10 % du salaire minimum, ce qui en fait le plus élevé d’Amérique Latine. De mai 2013 à janvier 2014 celui-ci a augmenté au total de 59% pour s’établir actuellement à 3270 bolivars. Parallèlement les droits des travailleurs vénézuéliens ont été renforcés par une nouvelle loi du travail qui a brisé le carcan néo-libéral (1).

grafico31

Pour gommer ces faits, les médias internationaux préfèrent insister sur l’inflation (qui, soit dit en passant, selon le FMI était bien plus forte sous les régimes antérieurs à la révolution bolivarienne) (2). Ils “oublient” qu’au Venezuela l’alimentation, les soins de santé, l’éducation à tous ses niveaux, le logement et l’ensemble des missions sociales sont subventionnés par l’État, sont dans certains cas totalement gratuits, et qu’une part croissante de la population bénéficie de la sécurité sociale. En 1998, à l’arrivée de la révolution, le Venezuela ne comptait que 380.000 pensionné(e)s ne percevant que 60 % du salaire minimum. On compte aujourd’hui 2.750.000 pensionné(e)s dont les allocations augmentent au même rythme que le salaire minimum et leur sont versées avec un mois d’avance. De sorte que les hausses du salaire et du pouvoir d’achat sont bien réelles.

Il faut y ajouter la loi des “coûts et des prix justes” qui vient de limiter à 30 % la marge bénéficiaire d’un secteur commercial privé pratiquant jusqu’ici des hausses de 200 à 1000 %, la réduction des bails pour les locataires ou les petits et moyens commerçants, les coups de pouce aux petits épargnants, et les divers mécanismes économiques qui dégonflent peu à peu la bulle spéculative du dollar.

L’investissement social (qui stagnait à 12 % avant la révolution) a totalisé en 2013 54% du budget de l’État et passe à 60 % en 2014.

On comprend pourquoi, malgré la guerre économique menée en 2013 par l’opposition, les politiques mises en oeuvre par le gouvernement bolivarien continuent de faire baisser la pauvreté. Celle-ci est passée de 21,6% en 2012 à 19,6 % en 2013. Sur la même période, la pauvreté extrême est passée de 6,3 à 5,5%. Ces chiffres sont confirmés par la CEPAL (Commission Économique des Nations Unies pour l’Amérique Latine). Le président Maduro a rappelé que l’objectif de la révolution bolivarienne est “la pauvreté zéro en 2019”.

T.D., Caracas, 22 janvier 2014.

Graphique 6  Graphique 1 Graphique 2 Graphique 3 Graphique 5

Notes :

1)    “La nouvelle loi du travail, un pas de plus vers la vraie viehttp://venezuelainfos.wordpress.com/2012/05/04/nouvelle-loi-du-travail-au-venezuela-un-pas-de-plus-vers-la-vraie-vie/

2)    Voir “Associated Press et le mythe d’une opposition muselée au Venezuelahttp://venezuelainfos.wordpress.com/2013/12/14/associated-press-et-le-mythe-de-lopposition-muselee-au-venezuela/ et “The Economist.. économise la vérité sur le Venezuelahttp://venezuelainfos.wordpress.com/2013/12/30/the-economist-economise-la-verite-sur-le-venezuela/

3)   Sur le mythe d’une économie en difficulté au Venezuela,  “L’apocalypse tant espérée n’aura pas lieu”, http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/11/10/venezuela-lapocalypse-tant-esperee-naura-pas-lieu/

 

Source: http://venezuelainfos.wordpress.com/2014/01/22/venezuela-laugmentation-du-salaire-et-la-baisse-du-chomage-continuent/

 

URL de cet article:

http://vivavenezuela.over-blog.com/2014/01/venezuela-l%E2%80%99augmentation-du-salaire-et-la-baisse-du-ch%C3%B4mage-continuent.html

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