Le M'PEP (Mouvement Politique d'Emancipation Populaire) revendique la souveraineté nationale, condition d'une politique internationaliste basée sur la coopération entre les Etats. Le M'PEP 74 s'intéresse aux processus politiques en Amérique latine. Ses colloques s'appuient sur la réflexion de Sylvie Carrasco, professeure d'espagnol qui a traversé ces pays à la rencontre de leurs peuples. Appréciez les évolutions de l'Amérique latine n'en déplaise aux zélateurs de l'Empire !
vendredi 13 mai 2011
L'Amérique Latine reste la région la « /plus inégalitaire du monde/ »,
malgré une certaine réduction des indices de pauvreté qu'on observe
«
/surtout au
Venezuela/ » selon le rapport annuel d'Amnesty International
(AI) qui célèbre cette année ses 50 ans d'existence.
Le document diffusé ce vendredi observe qu'il existe encore de
nombreux
et graves problèmes à résoudre : les conséquences du conflit
militaire
de plus de 45 ans en Colombie, la marginalisation des communautés
indigènes et la tendance des gouvernements de la région à
privilégier
les intérêts économiques face aux droits de l'homme.
L'Amérique Latine, de par sa condition de sous-continent et sa
population de 580 millions d'habitants, ne réussit pas à dépasser
une
inégalité plus grave qu'en Asie et en Afrique. L'an dernier ont
baissé
les indices de pauvreté au Brésil, en Argentine, au Mexique et au
Venezuela. Cependant, « /beaucoup des pays les moins développés
n'ont
montré aucune amélioration tangible et à la fin de 2010,
l'Amérique
Latine restait la région la plus inégalitaire du monde/".
Susan Lee, directrice du programme pour les Amériques de AI, a
expliqué
que malgré la croissance économique et la stabilité sociale et
financière "/sans
précédent/", de nombreux gouvernements tendent
toujours à "/ignorer les gens les plus pauvres face aux intérêts
économiques, notamment les peuples indigènes, ce qui est
préoccupant
pour l'avenir/".
"/Il est fréquent que les gouvernements ne garantissent pas le
respect
des droits de l'homme dans la pratique, pas même dans le cas de ceux
qui
courent le risque de subir des abus, comme les personnes qui vivent
dans
la pauvreté, les peuples indigènes, les femmes et les enfants.
Cette
situation s'observe surtout en présence d'intérêts puissants qui
considèrent que respecter les droits des communautés est contraire
à
leurs objectifs économiques/".
Lee a reconnu que les deux seuls pays qui n'ont pas enregistré
d'améliorations dans la défense des droits de l'homme sont la
Colombie
et le Mexique. Dans le cas de la Colombie, on observe des dégâts
très
graves provoqués par la guerre interne dont la population civile
qui
"/subit la pire
part des hostilités/". Dans ce pays des milliers de
personnes ont été victimes de déplacement forcé, d'homicide
illégitime,
d'enlèvement ou de disparition aux mains de la guérilla, des forces
de
sécurité et des paramilitaires.
L'augmentation de la violence contre les femmes et les fillettes,
ainsi
que la négation systématique des droits reproductifs se
produisent,
surtout dans ce dernier cas : au Chili, au Salvador et au Nicaragua,
où
on emprisonne "/celle qui pratique un avortement ou tente
d'avorter,
dont les fillettes et les femmes enceintes victimes de viols ou dont
la
vie court un danger en cas de prolongation de la grossesse/".
Au sujet des atteintes à la liberté d'expression, Amnesty
International
a signalé que "/près de 400 travailleurs de médias ont reçu des
menaces
ou ont subi des agressions et au moins 13 journalistes ont péri
aux
mains d'assassins non identifiés. Plus de la moitié de ces morts se
sont
produits au Mexique, suivi du Honduras, de la Colombie et du
Brésil/".
Dans de nombreux cas on considère que les victimes ont fait l'objet
de
représailles pour leurs efforts de dénoncer la corruption ou les
relations entre les fonctionnaires et les réseaux de délinquants.
Le rapport souligne que la prolifération du trafic d'armes légères
cause
l'augmentation générale de la violence et que la corruption générale
des
institutions de l'État réduit sa capacité à répondre à la
délinquance
organisée : "/Les gouvernements rechignent à aborder ce problème
systématique et prolongé. En revanche ils recourent de manière
systématique à l'armée pour répondre à la délinquance organisée et
à
d'autres menaces pour la sécurité/".
Finalement Amnesty attire l'attention sur la situation en Haïti où
après
les désastres naturels qui ont frappé la population, faisant 230
mille
morts et laissant des millions de personnes sans abri, plus d'un
million
de personnes continue à vivre dans des maisons de fortune ou dans
des
campements provisoires.
*Source : RNV, http://www.rnv.gov.ve/noticias/?act...
<http://www.rnv.gov.ve/noticias/?act=ST&f=29&t=156471>*
Traduction : Thierry Deronne, pour La revolucion Vive
<http://www.larevolucionvive.org.ve>