New York, 1 octobre (RHC).- Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a assuré ce lundi aux Nations Unies que la politique des États-Unis “reste essentiellement la même », elle est basée sur l’ingérence et l’imposition, pour attaquer les richesses des peuples.
Prenant la parole à la 67è période des sessions de l’Assemblée Générale de l’ONU, le ministre cubain a signalé que l’Amérique Latine et la Caraïbe ont changé et font une contribution plus importante à l’équilibre du monde. À ce sujet il a signalé :
« Jamais auparavant l’Amérique Latine et les Caraïbes ne s’étaient prononcées avec tant de force et unité comme lors du dit Sommet des Amériques, célébré en avril à Carthagène des Indes qui a une nouvelle fois exclu Cuba à cause de l’imposition des États-Unis.
La souveraineté de l’Argentine sur les Malouines, que notre pays appuie avec ferveur et la levée du blocus de Cuba ont été les grands axes d’une déclaration qui a démontré que la patrie américaine de Bolivar, l’Amérique de José Martí est entrée dans une nouvelle étape en ce siècle de son indépendance définitive.
La politique des États-Unis reste en essence la même. Son actuel président Barack Obama n’a pas tenu la promesse qu’il avait faite en 2009. La voracité pour nos richesses persiste, tout comme l’imposition de modèles d’ingérence »- a déclaré Bruno Rodriguez.
Bruno Rodriguez a souligné que bien que l’administration étasunienne parle du dit pouvoir d’intelligence, l’approche du déploiement militaire prévaut toujours au détriment d’une relation démocratique entre les états souverains ".
Se référant aux prochaines élections au Venezuela, le ministre cubain des Affaires étrangères a déclaré :
« Les élections au Venezuela seront décisives pour le sort commun de la région. Nous exprimons notre solidarité avec le peuple vénézuélien et son leader, le président Hugo Chavez, face aux tentatives de déstabilisation.
Les pouvoirs qui gouvernent les États-Unis commettraient une grave erreur, aux conséquences imprévisibles, s’ils encourageaient à en finir par la force avec les conquêtes sociales de nos peuples.
Se référant à la participation de Cuba au processus de paix en Colombie, le ministre des Affaires étrangères a déclaré :
“ Avec discrétion et modestie, Cuba a toujours contribué à la paix en Colombie. Elle a donné tout son appui aux conversations exploratoires confidentielles réalisées tout au long des années à La Havane, elle le fera aussi en tant que garant et siège d’une phase du processus de dialogue entre le gouvernement et les Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie. »
Bruno Rodríguez a déclaré qu’une reforme de la structure de l’ONU est nécessaire si l’on veut que cette organisation
réponde aux intérêts de toutes les nations et pas seulement à ceux des puissances mondiales.
Il a assuré que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, l’OTAN perçoit notre région comme une périphérie pour
intervenir et assurer ses intérêts qui sont illégitimes.
Au sujet de la crise en Syrie et des aspirations de la Palestine, Bruno Rodriguez a une nouvelle fois confirmé la position de Cuba.
Cuba défend le droit du peuple syrien au plein exercice de l’auto détermination et de la souveraineté sans ingérence et sans intervention étrangère d’aucun type. Pour ce faire il faut que la violence, les massacres et les actes terroristes qui ont causé de grandes pertes de vies innocentes, cessent. Il faut aussi mettre fin à la livraison d’armes et de l’argent aux groupes d’opposition et à la manipulation médiatique honteuse de la réalité.
Il revient à l’Assemblée Générale d’user de toutes ses facultés pour promouvoir une solution pacifique de ce conflit qui déchire ce pays arabe et pour empêcher qu’une agression militaire étrangère ayant de graves conséquences pour le Moyen Orient, soit lancée.
L’Assemblée Générale doit agir de façon résolue en ce qui concerne la reconnaissance de l’État palestinien en tant que membre à part entière de cette organisation.
Bruno Rodriguez s’est arrêté dans son discours sur l’inclusion de Cuba sur une liste dressée unilatéralement par Washington des états qui selon lui, appuient le terrorisme. Il a signalé :
Le 31 juillet dernier, le Département d’Etat des États-Unis a une nouvelle fois, inclus Cuba sur sa liste unilatérale et arbitraire des états promoteurs du terrorisme international.
Le maintient de Cuba sur cette liste a pour but de fabriquer des prétextes pour durcir la poursuite de nos transactions financières et justifier la politique de blocus, qui a causé de pertes humaines inestimables et des dommages économiques pour plus d’un billion de dollars.
Les États-Unis n’ont pas la moindre autorité morale ou politique pour juger Cuba.
Nul n’ignore que le gouvernement étasunien a utilisé le terrorisme d’État comme une arme dans sa politique contre Cuba,
terrorisme qui a provoqué la mort de 3 478 de nos compatriotes et qui a laissé handicapés 2 099 autres. Les États-Unis donnent abri à des dizaines de terroristes, quelques uns desquels
vivent librement dans ce pays. Cependant ils maintiennent en prison 4 antiterroristes cubains et retiennent cruellement en leur territoire un autre.
Cuba rejette énergiquement l’utilisation d’une question aussi sensible que le terrorisme à des fins politiques. Elle exige du gouvernement des États-Unis qu’il arrête de mentir et qu’il mette un terme à cet exercice qui offense le peuple cubain, la communauté internationale et qui discrédite la lutte contre le terrorisme. »